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IL EST GRAND TEMPS...
 

De prendre soin d'elle...
planette_terre.jpg

Il sera dit qu'on a essayé ; qu'on leur a laissé le temps ; qu'on leur a même laissé à de nombreuses reprises les commandes...
Mais rien, jamais, n'a bougé... 

Il est donc temps de changer de gouvernance,
pour pouvoir ENFIN changer de direction...
Il est temps de STOPPER cet immonde profit de quelques-uns au dépens de tous les autres et surtout de notre planète !

Il est GRAND TEMPS de prendre notre destin en main et de ne plus se laisser mener à l'abattoir comme des moutons !!!

Alors mobilisons-nous et agissons au lieu de subir bêtement...

--------------------------------------------------------------------
... et le VIVANT ??!!! On pourra se féliciter, le débat sur le réchauffement climatique est désormais (en partie) sur la place publique. Mais ne nous leurrons pas pour autant, les influents ne sont pas encore prêts aux concessions ; forcément les changements nécessaires risquent aussi de les toucher, peut-être le plus directement. Les hautes sphères de la magouillocratie politico-financière sont encore bien trop puissantes face à cette nécessité environnementale, cette urgence écologique. Et pourtant que sera “leur” fric et leur pouvoir face au déchaînement des éléments ? Un jour, ils le sauront...

Mais, si on n’y prend garde, même quand tout aura basculé, ces gens-là continueront de vouloir (sur)vivre comme avant, en payant ceci, en achetant cela, en se prémunissant ainsi ou en soudoyant untel ; ce sont là les privilèges modernes, ceux du compte bancaire.

Cela dit, on oublie (et de plus en plus) un autre enjeu planétaire de taille, primordial, vital aussi.

LA VIE !

Quid encore une fois de cette foule d’êtres vivants ?

Tous les autres animaux, les plantes, les champignons, les bactéries, les unicellulaires...

Ce qu’ils appellent la “BIODIVERSITE”.

“Ah on l’voit v’nir l’écolo là !”

Et bien non, que nenni ! Vous ne voyez RIEN !

Ce n’est pas de l’écologie, à ce niveau, c’est simplement du bon sens. La Terre a développé ces millions de formes de vies, en quelques milliards d’années. Autant dire que pour un homme (qui plus est peu initié à la biologie et l’écologie), c’est extrêmement difficile comme conception : des choses se passeraient à une autre échelle que la référente échelle humaine ???

Ne serions-nous pas tout en haut de la pyramide de l’univers ? L’Espèce importante, que la vie se doit de conserver ?

Franchement, je n’en sais rien, j’ai juste bien l’impression que non !

Le réchauffement climatique est une part importante du changement global, mais on a de plus en plus tendance à oublier les autres grandes perturbations qui sont aussi intimement liées à notre mode de vie, notre consommation, nos exigences de super-espèce.

Car, il est nécessaire d’être beaucoup plus alarmiste que la tendance actuelle, car on occulte, on élude (volontairement je pense de la part de certaines grandes firmes et même de quelques politocards et donc des journaleux peu scrupuleux...) les autres problèmes :

- Pollutions tout azimut (industrielles, chimiques, agricoles, particuliers...)

- Morcellements et destructions des habitats, drainages des zones humides, destructions de zones de refuges, de haies, de corridors écologiques...

- Et donc immenses perturbations des composantes faunistiques et floristiques...

Nos associations d’études et de protection de la Nature, n’ont que peu (TROP PEU !!!) de poids face au rouleau compresseur de la finance. Attendra-t-on encore d’être noyés sous les problèmes avant de se dire “on aurait pu faire quelque chose ?!”

Ca en prend en tout cas le chemin...

A terme, les petits malins nous rattraperont à grands coups de technologie, de biotechnologie...: les nouvelles chimies, les OGM, les nanotechnologies sont à nos portes ; et les éléphants de la pécune sourient d’avance. Car un jour, ils dévoileront sûrement une nouvelle carte : “sans cette technologie, on ne s’en sortira pas !”

Et “ON” les croira ; ce sera alors reparti...

Et ils auront encore gagné la partie...

Et il n’est pas certain que l’on soit déjà partis...

Mais la Terre aura encore perdu son parti... :-(((

Réfléchissons, regroupons, unissons-nous, et AGISSONS.

HM
Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 09:35

Par Hugues Mouret
C'est ce soir, que l'appel lancé par les Amis de la Terre prendra effet.

Vous avez tous dû recevoir plusieurs fois cet appel à mobilisation de conscience pour couper tous les feux ce soir de 19h55 à 20h.

M'est avis que 5 minutes, c'est assez ridicule.

Une bonne heure, n'aurait pas été de trop ; bien sûr me direz-vous, tous ces gens qui s'affairent ne peuvent pas se passer d'électricité plus de 5 minutes, même pour leur planète ; ils ont du travail des enfants, des choses à faire, une émission (de merde) à regarder, le repas (de toxines) à préparer...

Et bien oui, on en est là, l'Homme moderne n'a guère plus de 5 minutes à consacrer à sa planète, sa mère nourricière... Et encore, après 40 ans de militantisme écologique.

Au diable les affaires courantes, c'est pendant une bonne heure (au moins) qu'il faudrait couper le jus ; pas que les veilles et ampoules, mais TOUS les disjoncteurs.

« - Ah oui, mais on a des choses à faire...

- Ah oui, mais après faudra régler tous les appareils... »

PAUVRES AMES PERDUES !!! régler une horloge, quelle horreur !

Alors, bien entendu, on peut se questionner sur les bien fondé d’une action qui va encore une fois de plus permettre à plus d’un innocent pollueur (bien sûr) de se donner une bonne conscience, au moins jusqu’à la prochaine frayeur écologique.

« Oh, mais nous on avait coupé les lumières pendant 5 minutes début février, alors hein… »

J'entends des conneries et des mauvaises raisons qui me désolent tant. Comment peut-on être si centro-centré sur sa propre petite existence ???

Comment ne peut-on pas passer outre SES petits problèmes perso ???

Et, bien entendu, les communes n’oseront pas se lancer dans l’aventure ; leurs lampes à sodium sont pourtant autrement plus puissantes… Bien sûr Paris pourra crâner en coupant 2 ou 3 grands monuments, mais toutes les villes, tous les villages inondés de lumières INUTILES toutes les nuits ??!! N’y aurait-il pas là des économies substantielles à faire ? Ah bien sûr, avec de telles mesures de sauvages, c’est le retour au Moyen Age, on risquerait de se faire trancher la gorge dans la moindre ruelle sombre des villages et bourgs de campagnes.

ARRETONS NOS CONNERIES !!!!

Car ne nous leurrons pas, il s’agit bien encore une mesurette, qui n'est absolument pas à la hauteur de l'enjeu. Certains diront (sans doute avec raison et ça me désole encore plus !) que c’est le seul moyen de faire participer un grand nombre, de continuer à sensibiliser la masse (y’a une lourdeur dans ce mot…).

Attention, je salue les initiateurs et souhaite (quand même) une grande réussite…

Aller on économisera ce soir, pour la bonne cause, peut-être 0,05 % de notre conso annuelle… Vous aviez dit un symbole ?

Certains disent : pitoyable ?

D’autres : c’est un début !

L’avenir sombre nous le dira…

HM
Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /Fév /2007 07:19

Par Hugues Mouret
...Prochainement sur ... its-not-too-late.com
Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /Jan /2007 19:56

Par Hugues Mouret
Encore quelques petits chiffres pour continuer sur la lancé…

Certain que comme moi vous pédalez pour envoyer vos mails et naviguer sur la toile, je me fais l’écho d’une étude britannique récente, publiée par la Fondation nationale de l’énergie et la société 1E :

Dans les entreprises, les veilles d'ordi (nuits, we, vacances...) pouvaient coûter par an ... ACCROCHEZ-VOUS !

171 millions d’euros (1,5 milliard kWh), soit 700 000 tonnes de C02 par an !!!

[le calcul : 10 millions d’ordinateurs dans toutes les entreprises de GB, dont 1/6 jamais éteint.

En prenant 50 heures de fonctionnement hebdomadaire"utile", il reste 1 660 000 PC qui fonctionnent pendant 118 heures pour rien

= 195 880 000 heures ]

donc, on pense bien à l’éteindre ;-))

L’article complet sur :

http://www.uipfrance.com/sites/uneveritequiderange/blog/
Mercredi 10 janvier 2007 3 10 /01 /Jan /2007 20:10

Par Hugues Mouret
A voir... ABSOLUMENT !

Pas pour le fond, car vous le savez tous… - enfin, j'espère... - mais pour vous donner des arguments, pour vous pousser à emmener, à convaincre, amis, famille, ennemis même voir ce film et pour se bouger un peu.

On est tous dans le même bateau, mais il prend l'eau...

Enfin, un spectacle étazunien de très haut niveau ; et sans effet spéciaux svp !!

Un sérieux et gros travail de la bande à Gore, "l'ex-futur président des USA", comme il se qualifie lui-même.

Pourtant... je suis allé voir le film dans le petit ciné de quartier à côté de chez moi (pas très loin de Lyon). Ni pendant le film, ni pendant le début du débat, n'ont été évoqués les problèmes engendrés sur les "quelques" autres espèces que peut compter la planète, ni bien évidemment les "services" qu'ils nous rendent et donc les manques dus à leur disparition : pollinisation, décomposition et recyclage de la matière organique, prédation, proies...

TOUT est centré autour de l'HOMME ; l'espèce la plus intéressante certes... quoi que ;-)

Pourtant, Homo sapiens ne représente qu'environ 0,00005556 % des espèces connues... (et on est loin de tout connaître !)

Quid donc de la diversité du vivant ?

Et quid de TOUS Les autres problèmes non moins graves en termes d'équilibres écologiques et de survie des... humains :

- Pollutions aériennes, aquatiques (60 % des eaux en France sont polluées)

- Destruction et morcellement des habitats (ça se passe TOUS les jours !!)

- Molécules toxiques engagées dans les produits de soins/beauté/hygiène...

...

Alors j'ai (encore) ramené ma fraise... ;-)

Hug

Bande Annonce Une vérité qui dérange - wideo
Bande Annonce Une vérité qui dérange - wideo
Bande Annonce Une vérité qui dérange - wideo
Réalisé par Davis Guggenheim (Deadwood, The Unit, Numb3rs...), Une vérité qui dérange est un documentaire dans lequel l'ancien Vice-Président des Etats-Unis, Al Gore tente de nous fait prendre conscience de l'importance d'une action écologique urgente face aux dangers du réchauffement climatique.
Mercredi 10 janvier 2007 3 10 /01 /Jan /2007 11:33

Par Hugues Mouret
Bravo Jéjé !!!

Lettre ouverte aux journalistes à propos du réchauffement climatique

Publié originellement dans : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16756

(avec graphique et mise en page ;-)

L’action politique ne précède pas mais suit l’opinion publique: il est dès lors essentiel que les citoyens soient correctement informés sur les véritables enjeux du réchauffement climatique. Cette lettre s’adresse aux journalistes, mais à notre échelle, ne sommes-nous pas tous un peu des journalistes??

Mesdames, Messieurs les journalistes,

Permettez-moi de vous exposer les raisons pour lesquelles ma personne, en tant que père d’une famille vivant aujourd’hui en France, et la vôtre, en tant que professionnel de l’information (l’un n’empêchant pas l’autre, vous avez peut-être également eu le bonheur de mettre d’adorables visages sur le terme générations futures), sommes chaque jour complices d’un crime contre l’humanité (et contre la biodiversité du règne vivant dans son ensemble), par le biais de la mise en place d’une véritable « bombe à retardement ».

Le « réchauffement climatique » désigne l’augmentation de la température moyenne de l’atmosphère et des océans à l’échelle de la planète. Il est désormais unanimement reconnu par la communauté scientifique que ce dérèglement est principalement le fait des activités humaines, par le renforcement de l’effet de serre dû aux rejets dans l’atmosphère de gaz dits à effet de serre. Outre une concentration de dioxyde de carbone jamais aussi élevée depuis plus de 400 000 ans, la caractéristique majeure de ce phénomène réside dans la brutalité à laquelle ce changement de température intervient, ce qui constitue du jamais vu à l’échelle des temps géologiques.

Alors que chaque année bat de nouveaux records de chaleur, que les deux dernières décennies sont les plus chaudes depuis la fin de la dernière période glaciaire il y a 12 000 ans, voici une liste non exhaustive des conséquences de l’élévation de la température mondiale prévue par les modèles climatiques :

- Augmentation du niveau des mers et des océans (dilatation des eaux, fonte des glaciers et des calottes polaires)

- Recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes (ouragans, canicules)

- Modification des régimes de pluviométrie (inondations, sécheresses)

- Raréfaction des ressources en eau, diminution du couvert neigeux

- Appauvrissement des sols

- Perte de biodiversité (extinction probable d’une espèce vivante sur trois d’ici 2050)

- Propagation favorisée des maladies à vecteur (augmentation de l’aire de répartition et de la vitesse de maturation du paludisme, mutation favorisée des agents pathogènes)

- Forte augmentation des flux migratoires (prévision de plusieurs centaines de millions de réfugiés climatiques d’ici 2050)

Finalement, trois conséquences majeures se dessinent :

- Famines : si aujourd’hui il n’y a pratiquement aucune famine sur la planète qui ne soit la conséquence d’une guerre ou d’une oppression politique, les famines prévues dans le contexte du réchauffement climatique seront directement une conséquence de la chute des rendements agricoles.

- Pandémies : l’augmentation du potentiel endémique des maladies à vecteur (cas du paludisme, qui fait déjà aujourd’hui entre 1,5 et 2,7 millions de morts chaque année et contre lequel il n’existe aucun vaccin, mais également de la dengue, de la fièvre jaune...), et l’exposition, du fait de la migration des agents pathogènes en dehors des zones tropicales, de populations nouvellement concernées (donc n’ayant pas eu l’occasion de s’immuniser partiellement) préfigurent une augmentation majeure du nombres de victimes des maladies à vecteur à travers le monde

- Risques aggravés de conflits armés majeurs : dans un contexte planétaire où la démographie va passer de 6 à 9 ou 10 milliards d’individus et dans lequel les sources d’énergies fossiles (sur lesquelles 80% de notre consommation d’énergie repose) vont disparaître, les tensions conflictuelles seront par la force des choses augmentées : si le monde n’a pas connu de conflits majeurs depuis plus de soixante ans, c’est grâce à l’abondance de l’énergie qui a, jusqu’à présent, comblé les besoins vitaux de la majeure partie des habitants de la planète1.

Outre l’ampleur des conséquences possibles, trois caractéristiques fondamentales font du réchauffement climatique un défi sans précédent dans l’histoire de l’humanité, le phénomène étant :

- global : chaque individu de la planète est concerné et peu importe que les émissions de gaz à effet de serre proviennent de Paris, Calcutta, Santiago ou Yaoundé

- irréversible : aucun de nous ou de nos enfants et petits-enfants ne verra le retour à une situation normale (i.e. exempte de toute perturbation anthropique du climat)

- différé : l’inertie du système climatique, c’est-à-dire le temps nécessaire au climat pour s’équilibrer en réaction aux perturbations en présence, est de l’ordre du siècle ; c’est en moyenne le décalage entre le moment où nous montons le thermostat (i.e. CO2 que nous émettons dans l’atmosphère, dont la durée de résidence est en moyenne de cent ans et qui s’accumulera irrémédiablement pendant cette même période) et l’augmentation de température qui en résulte (i.e. conséquences du réchauffement climatique).

Cela signifie que les premiers effets du réchauffement observés aujourd’hui résultent des émissions de nos arrière-grands-parents et que les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre fixés par la communauté internationale sont définis afin de ralentir l’augmentation de la concentration de ces mêmes gaz dans l’atmosphère et de contenir l’augmentation de température qui en découle, c’est-à-dire, au mieux, de cesser d’aggraver le dérèglement du climat. C’est la raison pour laquelle attendre avant de réagir que de sérieux problèmes ne se manifestent rend la partie perdue d’avance.

D’aucuns diront qu’écrire ces quelques paragraphes est faire du catastrophisme. Ce ne sont malheureusement que quelques conclusions du GIEC2, c’est-à-dire des faits avérés et des prévisions reconnues de manière consensuelle par la communauté scientifique. Il existe cependant des faits ponctuellement observés et un peu moins documentés dans la littérature scientifique, mais qui représentent une menace d’emballement de la machinerie climatique. De la même manière que la diminution de l’albédo des calottes polaires accélère le réchauffement climatique (plus la glace fond, moins il y a de surface blanche réfléchissant la lumière et la chaleur, plus il fait chaud) :

- la diminution de l’absorption du CO2 par le couvert végétal3

- le dégagement de méthane par le pergélisol4

risquent de mettre en route une machine infernale, qui induirait des hausses de températures dont le maximum est à ce jour inconnu, sur laquelle notre pouvoir d’action serait quasiment nul, et qui pour le coup nous mènerait tout droit à une catastrophe.

Nous devons donc éviter le non-maîtrisable et maîtriser l’inévitable. Une fois le problème posé, et après avoir souligné que notre comportement de consommateur de masse à l’occidentale est à la racine du mal, que si les discours évoluent ils ne sont malheureusement pas suivis d’actes à la hauteur des enjeux, que la réduction volontaire prônée par ces mêmes discours est insuffisante car peu de personnes sont prêtes à faire un geste si celui-ci ne s’inscrit pas dans un contexte de volonté collective, que la nécessaire révolution des mentalités n’est manifestement pas encore en marche, qu’il faut arrêter d’espérer plus que ce que la technologie ne pourra nous apporter dans les délais impartis (la technologie seule ne peut rien, la baisse de la consommation par unité de production n’engendre qu’une multiplicité des usages qui prolonge la tendance à la hausse de la consommation globale d’énergie)... il est alors important de comprendre que nous vivons dans l’illusion d’une énergie inépuisable et bon marché. Il faut se faire à l’idée que l’énergie doit et va coûter de plus en plus cher.

Or, dans un monde fini, la question n’est pas de savoir si la consommation de ressources non renouvelables a une fin, mais elle est de savoir quand et comment. Soit nous organisons le plus intelligemment possible une forme de décroissance matérielle maintenant, ce qui ne sera pas nécessairement dramatique pour notre joie de vivre, et pourrait au contraire constituer un projet de société comme un autre5, soit nous attendons que cette inévitable décroissance se répartisse d’elle-même, nécessairement dans de moins bonnes conditions, très inégalitaires, et avec le risque d’un chaos social avec au bout du compte que des perdants.

Une solution réaliste, efficace et simple à mettre en œuvre existe pour prendre les choses en main en matière de lutte contre le changement climatique : elle s’appuie sur la fiscalité de l’énergie6. Dès lors, pourquoi, alors que le sujet est si important, les politiques ne réagissent-ils pas à la hauteur de l’enjeu ?

- D’une part, il est faux de croire que les élus sont plus informés sur le sujet du réchauffement climatique que la majorité des gens. Leur mode d’information passe également par les journaux télévisés et la presse écrite.

- D’autre part, les élus ont certes de larges possibilités d’action mais uniquement à partir du moment où le souhait est partagé de réduire fortement nos émissions de gaz à effet de serre (autrement dit quand leurs mandats reposent sur la volonté du peuple éclairé). Leur marge de manœuvre se limite là. En démocratie, les élus ne peuvent pas nous imposer une sobriété dont nous ne voulons pas7. La démocratie n’est pas la voix de la sagesse mais celle de la majorité.

La responsabilité essentielle des journalistes dans l’affaire se pose là : informer les citoyens sur les véritables enjeux du changement climatique. Si j’ai pu me documenter sur le sujet en quelques semaines sur mon temps libre, les professionnels de l’information que vous êtes peuvent sans aucun doute atteindre bien plus rapidement et aisément cet objectif avec rigueur et objectivité.

Lorsque la pénurie des polymères dérivés du pétrole aura entraîné, entre autres, une incapacité de nos hôpitaux à faire face aux premières manifestations graves du réchauffement climatique, comment soutiendrons-nous le regard de nos petits-enfants qui nous demanderont : « Comment en sommes-nous arrivés là ? » Nous nous souviendrons alors qu’en ce début du XXIe siècle, la une de nos journaux se faisait par exemple sur les résultats du Grand prix de Formule 1 de Chine... ou que les informations relayées par les médias en matière de réchauffement climatique ne reflétaient pas le diagnostic consensuel de la communauté scientifique... et que nous étions tous complices de l’immobilisme fatalement destructeur dont notre société fait preuve de manière hypocrite et irresponsable.

Il peut sembler impossible qu’une société technologiquement avancée puisse choisir de s’autodétruire, c’est pourtant ce que nous sommes en train de faire. Homo Sapiens est apparu depuis plus d’un millier de générations et en trois ou quatre générations, on bouffe la baraque... Nous participons chaque jour à un gigantesque gaspillage, et nous léguons la facture et les ennuis à ceux qui suivent et qui n’ont même pas voix au chapitre aujourd’hui, sans même avoir profité de la « fête », c’est-à-dire nos propres enfants qui, si des bouleversements gravissimes surviennent, ne pourront qu’assister impuissants aux conséquences de nos actes actuels.

Merci de prendre rapidement en compte ces considérations dans vos propos ou dans votre ligne éditoriale, le temps presse : en cinq minutes, ce qui est peu ou prou le temps nécessaire pour lire ce courrier, 218 797 tonnes de CO2 ont été émises dans le monde8. Une moitié de cette quantité sera absorbée par les océans et les écosystèmes terrestres, l’autre moitié va inexorablement s’accumuler dans l’atmosphère pendant environ un siècle, contribuant ainsi à l’augmentation de la température globale. Dans le même temps, 1263 naissances ont eu lieu pour 542 décès8, soit 721 locataires supplémentaires sur notre planète.

Jérôme Vignat

1 La fin des énergies fossiles est doublement problématique car la situation est telle que nous avons encore de quoi aggraver largement le dérèglement du climat, mais nous n’avons pas la garantie que nos capacités de réaction seront encore présentes lorsque les premiers effets sérieux du réchauffement se manifesteront.

2 Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, mis en place par le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) et l’OMM (Organisation météorologique mondiale) est composé de plusieurs milliers d’experts qui synthétisent un rapport complet tous les cinq ans environ, pour rendre compte de ce qui fait ou ne fait pas consensus au sein des communautés scientifique, technique et socio-économique, et sur la base duquel les protocoles internationaux sont mis en place (e.g. Kyoto). Ce sont des rapports assez difficiles à appréhender pour tout un chacun, mais des résumés sont faits à l’intention des décideurs : http://www.ipcc.ch/languageportal/frenchportal.htm

Du reste, cet autre site, réalisé par un panel de scientifiques indépendants et sur les bases des rapports du GIEC, présente une vulgarisation du sujet concise, fiable et encore plus accessible : http://www.greenfacts.org/fr/dossiers/changement-climatique/index.htm

3 Sous l’effet du stress thermique et du manque d’eau de la canicule de l’année 2003, la végétation en Europe a moins absorbé de CO2 que les sols n’en ont émis par décomposition de l’humus, transformant ainsi temporairement les écosystèmes terrestres en émetteurs nets de CO2, alors que d’habitude ils épongent une partie de nos émissions.

4 Le méthane est un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2 et est présent en quantité gigantesque sous le sol gelé des hautes latitudes canadiennes et russes qui se craquelle en de multiples endroits sous l’effet de l’augmentation de température.

5 Les émissions de gaz à effet de serre par habitant varie d’un facteur 3 entre la Suède et l’Australie... les Suédois ne sont pourtant pas des hommes de Cro Magnon et on peut se poser la question de savoir s’ils sont trois fois plus malheureux que les Australiens...

6 Le plein, s’il vous plaît, Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, Editions du Seuil, février 2006.

7 Lors de l’élaboration de son « Plan Climat 2004 » la limitation de la vitesse sur autoroute à 120 km/h (la mesure la plus simple et immédiatement efficace pour réduire nos rejets de CO2) a été écartée pour cause d’impopularité.

8 « Population, Resources, Environment and Development : the 2005 Revision » United Nations : http://unstats.un.org/pop/dVariables/DRetrieval.aspx

Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 13:06

Par Jérôme Vignat
Poissons

D'ici 2050, les espèces les plus communes de poissons auront totalement disparu de la planète ! Rien que cela !

Et aller les suchis et autres resto japonais !...

Je n'ai absolument rien contre les nippons, ni même contre leur cuisine. Bon, je pourrais "un peu" râler contre certaines espèces qu'ils pèchent : baleines, dauphins... Et je suis particulièrement remonté contre certaines pratiques de pêche et les faux arguments pseudo-scientifiques qu'ils osent avancer. Là-bas aussi on prend donc les gens pour des truffes.

Au pays du soleil, le vent souffle une odeur nauséabonde de poisson pourri !

Mais le vrai problème que j'évoque ici concerne l'OCCIDENT, cet endroit idyllique ou tout le monde a le droit de tout faire. Car la mode actuelle, encore elle, pour être branché, est au poisson cru roulé ; "j'adore les suchis !" disait l'autre ;-)

Et l'explosion des resto nippons en occident a décupler le besoin de poissons frais, au détriment de quelques espèces... Mais est-ce bien important au regard de la conso, du développement de l'économie ?

QUI VA PRENDRE SES RESPONSABILITES BORDEL !!!!

Et quand on dit aux pêcheurs qu'ils doivent gérer leur stock, pour pouvoir continuer à en vivre, ils bloquent les ports... ; et ils rétorquent "le travail, le travail, le travail".

Certes ces gens-là atteindront l'âge de la retraite (j'ai dit l'âge pas la retraite !), en continuant de piller les océans sans vergogne. Ce sont leurs successeurs et ceux d'après qui rencontreront les vrais ennuis. [Mais combien se soucient de ce qu'on va laisser à nos descendants ? Pas grand monde, sinon ON N'EN SERAIT PAS LA !!!!]

COMMENT PEUT-ON encore placer le travail et les revenus des hommes au-dessus de la biosphère, du maintien de ses ressources et de ses équilibres naturels ?

Je suis toujours bien emmerdé de faire partie de cette génération : consciente mais incapable de revenir sur ses modèles sociaux : l'avenir, le progrès, c'est toujours plus, tout le temps ! Peu importe les conséquences, tant qu'on peut CONSOMMER et que la CROISSANCE va...
Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 13:22

Par Hugues Mouret
Biodiversité : les associations, partenaires incontournables de la science

Hier regardées par les scientifiques avec une condescendance amusée, les associations de protection de la nature se sont muées en partenaires incontournables dans la recherche sur la biodiversité, à la faveur du désengagement financier de l'Etat.

"Il y a quelques années, on les regardait d'un peu haut. Depuis, elles se sont professionnalisées et sont devenues très importantes pour nous", souligne Emmanuel Camus, directeur au centre de recherche agronomique Cirad.

Les doux rêveurs chevelus des débuts se sont formés, scrutent la presse scientifique et sont eux-mêmes devenus des spécialistes reconnus d'espèces laissées à l'abandon par la recherche officielle.

"On est loin des intégristes de la conservation, sans culture scientifique, des premiers temps", reconnaît Robert Barbault, écologue au Museum national d'histoire naturelle. "Les grandes associations comme le WWF ou l'UICN, ont lu la littérature (scientifique). En plus, elles disposent d'un recul, d'une stratégie que les scientifiques, souvent très individualistes, n'ont pas".

Le plus grand inventaire de la faune et de la flore jamais mené sur la planète, en cours sur l'île de Santo (au Vanuatu), associe ainsi sur un pied d'égalité deux institutions de recherche - le Muséum et l'Institut de recherche pour le développement - et une association, Pro Natura International.

De son côté, le Cirad travaille en collaboration avec l'ONG néerlandaise Wetlands International pour déterminer si le virus de la grippe aviaire est présent chez les oiseaux migrateurs hivernant en Afrique.

Pour Allain Bougrain Dubourg, le président de la Ligue de protection des oiseaux, "sans les ONG, la science n'aurait pas atteint la dimension qu'elle connaît actuellement". Sur les 120 salariés de la LPO, un tiers ont un profil scientifique (chercheur, gestionnaires de réserves...), relève-t-il.

"La recherche en biodiversité réclame des quantités de données phénoménales permettant une exploitation statistique", explique Sylvain Allombert, naturaliste à l'association Terra Biodiversita. "Pour les chercheurs, ce serait impossible d'obtenir ces données par leur seule présence sur le terrain".

D'où l'intérêt de faire appel à des passionnés pour effectuer les comptages d'espèces, comme c'est le cas pour le recensement des passereaux communs (programme Stoc) ou des papillons de jour (programme Sterf).

Certains programmes sont réservés aux amateurs avertis, comme le recensement de la magicienne dentelée, la plus grande sauterelle française. D'autres ne demandent aucune connaissance préalable, comme le programme Phénoclim, où sont impliqués les établissements scolaires. On demande juste aux écoliers de noter les grandes étapes de la vie de certains arbres (débourrement, floraison, chute des feuilles...) pour tenter de mesurer l'impact du réchauffement climatique.

Le rôle des associations est d'autant plus important que les éminents taxonomistes (spécialistes de la classification), qui faisaient la réputation du Muséum, n'ont souvent pas été remplacés à leur départ en retraite.

Lorsqu'il a fallu identifier le moucheron vecteur de la maladie de la langue bleue, apparue de manière inattendue au Bénélux, on s'est aperçu que la France ne comptait plus qu'un spécialiste.

L'émergence de cette science "participative et citoyenne" en matière de biodiversité est d'autant plus remarquable que le fossé entre la société civile et les chercheurs semble se creuser toujours plus : sur les OGM, le nucléaire, les nanotechnologies... "Les autres sciences feraient bien d'y réfléchir", lance M. Barbault.
Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 12:26

Par Hugues Mouret
Quelle honte !!!

Quel intérêt de s'en aller à la chasse au foulque, vous savez cette sorte de poule d'eau toute noir avec une tache blanche sur le haut du bec...

Et bien c'est à se demander, puisque le galinule (l'autre nom du foulque) n'est pas un mets de choix... Il a le goût de vase !!!

Et pourtant 3000 foulques ont été massacrés le 5 novembre sur l'Etang des charniers (vrai nom !) en seulement qq heures... Tout cela dans toute l'égalité, puisue le préfet en avait donné l'autorisation.

Après avoir organisé le championnat de France de déterrage de blaireaux... cette France est vraiment un beau pays de MERDE !

Alors pourquoi ce massacre ???

Et bien sans doute, sans AUCUN DOUTE, pour satisfaire des besoins de tuerie

.

Je suis prêt à entendre toute autre explication, mais je dooute de pouvoir changer d'avis.

Ce n'est pas un problème de surabondance, ce n'est pas un problème de nuisible, ce n'est pas un pb de bruit, de pollution, de dégats agricoles...

Alorsd on est clairs : c'est un problème psychiatrique !!! CE SONT DES FOUS, DANGEREUX, SANGUINAIRES !

hm
Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /Nov /2006 12:30

Par Hugues Mouret
Bien sûr que non !!!

A vous de vous faire votre propre idée avec 23 minutes de reportage....

SUR : http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886&q=og

Edifiant...

Déplorable pour l’humanité…

Scandaleux de la part des dirigeants !

Bien sûr dans le monde des veilleurs technoscientifiques, ces données (et bien plus !!!) sont connues.

Ce qui est intéressant, c'est que ce reportage a été diffusé sur Canal +, dans l"'émission "90 minutes".

La diffusion au grand public permettra peut-être de lever un peu les œillères du peuple… ?

hm
Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /Nov /2006 09:52

Par Hugues Mouret
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