Jeudi 29 septembre 2005 4 29 /09 /Sep /2005 00:00
Petite historique sémantique...

Lorsque Cohen et Boyer ont déposé le premier brevet (il y a près de 30 ans), ils appelèrent leurs "OGM" chimères génétiques.

Puis le nom, quelque peu connoté (justement) de trafic chromosomique risquait d'être mal perçu par le grand public (à tort ?!)

On l'a donc renommé Organisme Génétiquement Manipulé, ce qui avait aussi l'avantage d'être assez réaliste aussi, mais de toujours laisser transpirer ladite manipulation.

Ces termes étaient donc toujours mal vus, donc malvenus pour populariser la technique.

Le nom actuel d'OGM Organisme Génétiquement Modifié a alors pointé le bout de son nez...

Malins les gredins !

J-P. Berlan (Directeur de recherche à l'INRA de Montpellier) parle, à juste titre de mon point de vue, "d'appellation orwelliene"...

Il est clair que ce nom est créé et largement diffusé pour endormir les foules et faire gober la pilule.

Rappelons que nous sommes TOUS les individus génétiquement modifiés, par le simple fait que les gènes des Dames et des Messieurs sont modifiés lors de la fabrication des cellules sexuelles (spermatozoïdes et ovocytes), puis dans leur union.

F. Jacquemart (médecin, membre de la Frapna), largement pionnier dans la lutte anti-OGM, quant à lui "n'aime pas" le terme de chimère (un bien joli mot cela dit), car mal adapté aux organismes transgéniques ; "toutes les femmes sont des chimères" dit-il. Rien de misogyne, mais une interprétation de la transmission des 2 chromosomes X, caractéristiques féminines.

Quelques définitions :

Le Larousse nous dit. Chimère (du lat. chimaera, chèvre)... GENET. Organisme composé de deux (ou rarement, de plusieurs) variétés de cellules ayant des origines génétiques différentes.

La définition académique parle de l'OGM comme "un organisme vivant (micro-organisme, végétal, animal) ayant subi une modification non naturelle de ses caractéristiques génétiques initiales, par ajout, suppression ou remplacement d’au moins un gène."

Les gènes sont transmis depuis la nuit des temps dans les phases de reproduction (sexuées ou non), croisés et assemblés selon des lois et des aléas que l'on est loin encore de comprendre complètement. Par exemple : les parties non codantes - nommées introns - représentent 98,8 % de notre génome. Mais il pourrait bien s'avérer que ce matériel non codant soit d'une grande importance. Les biotechniciens fabriquant d'OGM (notamment) agroalimentaires, en bons petits dieux généticiens, n'en ont cure et ont décidé arbitrairement que ces parties ne valaient rien.

A vous de vous faire une opinion...

Quelques liens, notamment des vidéos, interviews à télécharger, sur le site de la télévision paysanne ; bon boulot Eric !

http://eric.boutarin.free.fr/

Par Hugues Mouret - Publié dans : Chimères transgéniques et technosci(l)ence
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Commentaires

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Commentaire n°1 posté par admin_word le 17/10/2005 à 00h10
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